CES FEMMES QUI FONT LA FÊTE
au château de Villarceaux
Mercedes Peon, Cheikha Rabia, Etelvina Maldonado, le trio Ebrel-Le Buhe-Vassallo, Mazaher, Nawal, Damadakà, Zalindê, Chirine El Ansary
Dimanche 6 septembre 2009 à 12h30
Château de Villarceaux, Chaussy (95)
Distribution
Mercedes Peon, Galice
Cheikha Rabia, Algérie
Etelvina Maldonado, Colombie
le trio Ebrel-Le Buhé-Vassallo, Bretagne
Mazaher, Egypte
Nawal, Comores
Damadakà, Italie
Zalindê, France/Brésil
Chirine El Ansary, Egypte
Animations pour enfants
Programme
9 scènes en plein air avec des musiciennes venues de Galice, d'Algérie, de Colombie, de Bretagne, d'Egypte, des Comores, d'Italie, et du Brésil. Animations pour les enfants.
Ouverture du parc et restauration à partir de 12h30, concerts à partir de 14h.
Présentation
Dans le grand parc du domaine de Villarceaux, les scènes sont installées à l’ombre des grands hêtres, à la découverte de musiciennes exceptionnelles. Femmes de toutes les cultures, elles se retrouvent pour échanger leurs savoirs, leurs talents et leurs visions d’un monde transmis par leurs ancêtres ou dont elles rêvent. Il y a ...
celles qui arrivent d’Egypte, avec des sacs pleins de mystérieuses incantations, de danses et de chants d’un rituel de dépossession, le zâr, dont les traces éthiopiennes seraient visibles sur les murs des pyramides. Etelvina, arrivée d’une île des caraïbes colombiennes, dont la peau rappelle l’histoire des esclaves marrons, chante et danse le bullerengue né dans des fêtes que les femmes enceintes, filles mères, concubines, veuves, divorcées, écartées des fêtes privées ou religieuses, organisaient de leur côté. Autre transgression, celle de Rabia, l’Algérienne. Nourrie aux chants des musiciennes Meddehates, elle s’impose comme Cheikha, maîtresse, en chantant dans les cabarets le répertoire lancinant et lascif du raï d’avant le raï interprété par les hommes pour les hommes. Il y a aussi, venus du sud de l’Italie, des musiciens armés de violons, accordéon et tambourins experts en tarentelle et pizzica, trépignement irrésistible pour soulager la femme piquée par la tarentule, que vous apprendrez à danser. Chirine, l’Égyptienne, qui s’est réapproprié les contes de Shéhérazade, est là aussi. Comme l’amazone galicienne, Mercedes, look de rockeuse, cornemuse gaïta mise en joue et tambourin pandereta en signe de blason, sur la scène finale cernée par la ronde d’une batucada brésilienne énergique, cent pour cent féminine, constituée de tambours, caisses, sifflets et sonnailles. À l’ombre des grands hêtres... Que la fête commence !
Le lieu
Château de Villarceaux
Au XIIe siècle, Louis VII avait fondé dans ce vallon un prieuré bénédictin qui dépendait de l'abbaye de Saint-Cyr. La seigneurie de Villarceaux apparaît ...
au XIIIe siècle. Le Domaine de Villarceaux comprend deux châteaux bien distincts : le manoir et le "château d'en haut". Le manoir construit dans le fond de la vallée était une maison forte, dont l'origine remonte sans doute au XIIIe siècle. Les seuls vestiges de cette époque doivent se trouver à la base de la tour Saint-Nicolas, plus tard convertie en pigeonnier. Cette tour formait l'angle nord-est de l'ancien château dont les dispositions restent presque totalement inconnues. A l'ouest de cet ensemble s'élevaient les communs dont il subsiste encore trois corps de bâtiments portant les dates de 1560 (aile sud) et de 1563 (aile Nord). A ces communs est lié dans l'angle sud-est un pavillon, dit "Manoir de Ninon", qui apparaît en fait comme un corps d'entrée percé d'un porche. Ce bâtiment fut certainement très repris au cours du XVIIe siècle, lors des travaux effectués pour les Mornay, travaux dont témoigne encore le portail d'entrée du manoir avec pots à feu. Le "manoir de Ninon" est ainsi nommé en souvenir de Ninon de Lenclos qui fut pendant quelques années la maîtresse de Louis de Mornay, Marquis de Villarceaux. Le vieux manoir est complété par de remarquables jardins qui occupent le fond de la vallée, comprenant des terrasses, des bosquets, des bassins et des sources, le tout articulé autour du tracé irrégulier d'un étang. Au milieu du XVIIIe siècle, la seigneurie de Villarceaux passa par héritage des mains des Mornay, qui la possédait depuis le début du XVIe siècle, à Charles Jean-Baptiste du Tillet, Marquis de La Bussière. Celui-ci abandonna le vieux manoir et fit bâtir sur la pente qui domine la petite vallée à l'ouest un grand château dont il confia la construction à l'entrepreneur François Glaçon sous la conduite de l'architecte Jean-Baptiste Courtonne, comme l’indique la plaque apposée dans les sous-sols de l'édifice à la fin des travaux. Il s'agit sans doute de l'œuvre la plus importante de Jean-Baptiste Courtonne, architecte dont la carrière fut souvent confondue avec celle de son père, Jean Courtonne, le constructeur de l'Hôtel Matignon. Le château, construit entre 1755 et 1759, est placé à mi-pente entre la grande allée d'entrée et le parc qui descend jusqu'à l'étang du vieux manoir. Le bâtiment principal, isolé dans son environnement végétal, constitue un exemple parfait de grande maison de plaisance, adaptant à la campagne les formes architecturales élaborées précédemment à la ville. Le “Château du Haut” domine le vallon dans une mise en scène spectaculaire : les perspectives rayonnantes prolongent le regard jusqu’aux confins de l’horizon. Huit statues provenant de la villa Altieri à Rome et de la villa d’Este à Côme, rythment la promenade. Les salons de réception du château sont désormais ouverts au public. A l’aube du XXe siècle, les progrès techniques trouvent des applications pratiques dans le domaine du jardin, et améliorent sensiblement le confort de vie à Villarceaux. Le moulin est transformé en scierie, qui fonctionne à l’électricité grâce à des turbines actionnées par l’eau des étangs. Les oranges et les plantes exotiques sont cultivées dans la nouvelle orangerie, flanquée de ses deux serres chauffées, tandis que les denrées sont conservées dans la glacière, édifiée en souterrain. Une promenade en labyrinthe (aujourd’hui disparue) est aménagée afin de relier le “Château du Haut” au Miroir de Ninon. On en trouve quelques vestiges dans les boisements du vallon. Villarceaux, ses jardins historiques L’un des intérêts de Villarceaux réside dans la présence côte à côte de bâtiments et de jardins de toute époque, du Moyen Age au XIXe siècle. Totalement clos de murs et d’une superficie de 70 hectares, le parc est un écrin visant à mettre en valeur les bâtiments classés dont les silhouettes tantôt se dissimulent à la vue du visiteur, tantôt surgissent comme un témoignage de pierre des siècles passés. Le visiteur débute sa découverte de Villarceaux par le jardin médiéval. Jardin clos, comme il était de tradition de le trouver au Moyen-Age, composé de petites parcelles de buis présentant les « simples », plantes médicinales dont l’usage allait perdurer jusqu’au XIXe siècle et les découvertes de la chimie moderne. De ce jardin fermé, le visiteur passe aux jardins Renaissance en contemplant d’un côté les vestiges du Monastère Sainte Marie-Madeleine de Villarceaux au bout de l’étang de la Vinette dans les eaux duquel se reflètent des pommiers du Vexin, patrimoine commun avec la Normandie toute proche. De l’autre côté, le regard se perd dans les labyrinthes de buis du jardin sur l’eau, frôle les toitures des bâtiments Renaissance, caresse les charmilles des terrasses italiennes et disparaît enfin à l’horizon dans ces grandes perspectives ouvertes, signe que l’art des jardins allait bientôt connaître son apogée. Partout, ce ne sont que murmures des cascades et chutes d’eau, alimentées par les 32 sources du domaine, encore potables aujourd’hui (un exploit en Ile-de-France). Peu à peu le château neuf se découpe, orgueilleusement planté au sommet de son rocher, déroulant à ses pieds les terrasses de jardin à la française et les tapis de verdure du « Vertugadin », typiquement XVIIIe qui, partant du grand étang, nous mène jusqu’à cette belle demeure dont la décoration rocaille des salons est aussi un hommage rendu à la nature. Depuis quelques années, ces salons sont ouverts au public et présentent une prestigieuse collection de meubles du XVIIIe siècle et des peintures signées par de grands maîtres de la peinture française au temps de Louis XV. Le Conseil Régional d’Ile-de-France ne relâche pas ses efforts pour la mise en valeur de ce site exceptionnel. Les projets sont encore nombreux tel que la création d’un potager sur l’eau consacré aux légumes oubliés, la remise en service de l’orangerie qui date du second empire ou la recréation du vignoble de Villarceaux qui permettra dans l’avenir des vendanges comme au XVIIe siècle. Un gros effort devra être également engagé pour la sécurisation et la gestion du parc forestier qui n’a pas connu d’intervention humaine depuis 40 ans. Le danger que représente les sous-bois oblige le Conseil Régional à ne permettre que des visites guidées aux nombreux visiteurs qui souhaitent découvrir ou redécouvrir ce magnifique ensemble. Le Ministère de la Culture a attribué, au début de l’année 2005, le label « Jardin remarquable » au Domaine de Villarceaux, classé Monument Historique depuis plus de 60 ans. Vincent Droguet, Guide du Patrimoine Ile-de-France, Hachette, Paris, 1992
Avec le soutien de l’Ambassade de Colombie à Paris.
Autour du concert
- Rencontres et conférences :
- buvette





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