Festival d'Ile de France

du 5 septembre au 10 octobre 2010

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photo Quatuor Debussy

Nosferatu - ciné-concert

Film muet de Friedrich Wilhelm Murnau (1922) - Musique de Baudime Jam

Quatuor Debussy

Vendredi 8 octobre 2010 à 20h30
Auditorium Jean-Pierre Miquel, Vincennes (94) réserver en ligne


Distribution

Quatuor Debussy
Christophe Collette, violon
Dorian Lamotte, violon
Vincent Deprecq, alto
Alain Brunier, violoncelle

Programme

Ciné-concert Film muet de Friedrich Wilhelm Murnau (1922)
Musique de Baudime Jam
Oeuvre originale pour quatuor à cordes

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Présentation

Au fil des siècles, le vampire a inspiré mille histoires, mille légendes. Des étranges créatures du royaume d’Hadès dans l’Antiquité aux grandes épidémies de peste au Moyen Age, la croyance populaire s’est emparée du mythe, y ajoutant d’autres peurs, maléfiques bestiaires de chauve-souris et de rats ...

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porteurs de mort, imaginant comme protection la simple présence d’un chapelet de gousses d’ail.
Peu à peu, elle a façonné cette créature mi-morte, mi-vivante, qui pour vivre éternellement se nourrit et se repaît du sang de ses victimes. Bien étrange repas et bien étrange nourriture.
Si écrivains et poètes, dont l’imaginaire s’abreuve de la folie sanguinaire de Vlad Dracul, s’emparent de cette croyance dès le XVIIIe siècle, c’est Bram Stocker qui, en créant le personnage de Dracula en 1897, donnera ses lettres de noblesse à la légende.
Le cinéma ne pouvait alors que s’intéresser à cette créature perdue entre l’ombre et la lumière et en 1922 Friedrich Murnau tourne Nosferatu, une symphonie de l’horreur. Film envoûtant, en marge de l’expressionnisme allemand, il est l’héritier d’un romantisme littéraire où la nature révèle ses aspects les plus sombres, les plus inquiétants.
La partition composée par Baudime Jam pour ce chef d’œuvre du cinéma muet souligne à la perfection la naissance de l’angoisse. Aujourd’hui encore, l’apparition de Max Schreck à l’écran dans le rôle-titre demeure une image profondément troublante, à vous glacer le sang...

Les lieux

Auditorium Jean-Pierre Miquel

photo - Auditorium Jean-Pierre Miquel

A partir de 1947 et ce jusqu’en 2000, un lycée technique occupait cette parcelle. A la suite de son départ, la ville de Vincennes décide de mettre en œuvre un projet ...

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d’envergure, baptisé « Cœur de ville ». Il est approuvé à l’unanimité par le Conseil municipal et offre « un nouvel espace public, adapté à la vie culturelle et artistique ».
L’architecte choisi pour réaliser cet ouvrage est Henri Gaudin, à qui l’on doit notamment le stade Charléty et la rénovation du musée Guimet. Grande Médaille d’or de l’Académie d’Architecture et Equerre d’argent pour ces logements sociaux d’Evry, Henri Gaudin revendique une architecture de relation et de communication. Cœur de ville est selon ses propos « une véritable cité, complexe (…). “Cité des arts”, elle intègre une grande médiathèque, un conservatoire et un auditorium, elle est aussi un haut lieu urbain qui fédère autour d’une grande forme d’agora intérieure d’autres équipements publics : services administratifs, salon de réception et parking public ». « Au regard de cette programmation et de sa complexité inhérente, l’enjeu était de restituer un ouvrage qui distribue et hiérarchise l’ensemble de ces composantes en intelligence les unes avec les autres, attentif à l’épanouissement des entités majeures qui la composent et à toutes les nombreuses relations qui les accompagnent. (…) Ce que Cœur de Ville évoque est à la fois “enroulé” et “rayonnant” : tel un coquillage ramassé, il semble protéger une précieuse intériorité tout en instaurant un dialogue riche et franc avec la ville. (…) Cette composition volumétrique répond en harmonie à la grande composition urbaine de la ville de Vincennes : le bois et la forme remarquable du Château qui engendrent et orientent toute une partie de la ville jusqu'à la mairie, avec laquelle le bâtiment Cœur de ville instaure un riche dialogue. » 
En relation étroite avec Henri Gaudin et à la demande de la ville de Vincennes, le plasticien Janos Ber a été étroitement associé à ce projet. « Mon désir, dit-il, était de créer une situation mouvante, au sein d’un espace ouvert. (…) Une peinture d’accompagnement marchant du même pas que l’architecture et son usager. Redoublant en quelque sorte cette énergie rayonnante qu’on appelle parfois la beauté et qui est peut-être bien le message même de l’art : je veux parler de l’énergie rayonnante de l’architecture. Mais enfin, après tout, l’architecture a-t-elle besoin de la peinture ? Y a-t-il une émotion, complémentaire en quelque sorte, dont le secret lui serait réservé ? La couleur, sans doute ; il y a aussi le pinceau qui, comparé à la règle et au compas de l’architecte, laisse une trace plus hésitante. Je veux parler de la nécessité absolue, dans notre monde si épris de perfection formelle, du léger tremblement de la main. Et renversant la question, moi, peintre, ai-je besoin de l’architecte ? En guise de réponse vient une autre question : comment aller, rompant l’anneau de la solitude, vers les habitants de la cité ? ». Il semblerait qu’ils y soient l’un et l’autre parvenu au vue du succès que rencontre ce nouvel espace au « Cœur de Ville ».

 

Avec le soutien de la ville de Vincennes

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