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Le Journal de Pontormo
Concert-lecture & banquet Renaissance
Ensemble Les Cyclopes et la Compagnie La Piccola Familia
Samedi 11 septembre 2010 à 19h30
Château de Maisons, Maisons-Laffitte (78)
Dimanche 12 septembre 2010 à 12h
Chateau de Blandy-les-Tours, Blandy-les-Tours (77)
Samedi 18 septembre 2010 à 19h30
Chapelle de l'Hôtel-Dieu de Dourdan, Dourdan (91)
Distribution
Les Cyclopes Ensemble baroque
Thierry Maeder, clavecin, Maïlys De Villoutreys, soprano
Compagnie La Piccola Familia
Programme
Œuvres de Jacopo Peri, Giulio Caccini, Cristofano Malvezzi, Giovanni Annimuccia
Extraits du journal du peintre maniériste florentin Jacopo da Pontormo
Présentation
C’est autour d’une table généreuse que nous vous invitons à prendre place pour découvrir un spectacle à la croisée de la littérature, de la musique et de la gastronomie. Après le départ de Raphaël et de Michel-Ange de Florence, Jacopo Carucci dit Pontormo est la figure majeure de la peinture florentine de la fin de la ...
première moitié du XVIe siècle italien. Dans les deux dernières années de sa vie, le peintre maniériste rédige un journal, dont on raconte qu’il fut retrouvé muré dans la Basilique San Lorenzo pour laquelle il peignait des fresques monumentales aujourd’hui disparues.
Pontormo a parfois été dépeint comme un personnage solitaire, mélancolique et sombre. Or il nous livre un document étonnant, une sorte d’introspection sensorielle et physique. Il y décrit par le menu détail son régime alimentaire et le contenu de ses repas, livrant recettes et conseils, décrivant les phénomènes digestifs, évoquant tour à tour la création de son temps, la déchéance de son corps et la grâce de ses fresques.
Traducteur du journal et fin gastronome, Fabien Vallos a imaginé, avec l’écrivain Yannick Liron, un spectacle unique où la musique et l’art culinaire du XVIe siècle dialoguent et se répondent. Les œuvres pour soprano et clavecin des compositeurs Giulio Caccini et Jacopo Peri viennent ainsi illustrer les plus belles pages du texte de Pontormo dans une rencontre sensorielle entre la voix, le goût et l’écriture. Peu à peu, les tables se garniront d’authentiques victuailles florentines, nous transformant en convives privilégiés d’un fabuleux banquet.
Les lieux
Château de Maisons
Vers 1630 René de Longueil, président au Parlement de Paris et gouverneur des châteaux de Versailles et Saint-Germain confie à François Mansart la construction d’un ...
château pour remplacer le manoir que la famille de Longueil possède depuis 1450 sur ses terres de Maisons-sur-Seine. La demeure est splendide eu égard à la position des Longueil, mais également parce que le roi y aura “droit de gîte”. Le château est inauguré en 1651 par une fête somptueuse offerte à Anne d’Autriche et à Louis XIV, alors âgé de 13 ans. Le domaine reste la propriété des Longueil et de leurs descendants Belleforière et Soyecourt jusqu’en 1777, date à laquelle le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X l’acquiert. Devenu bien d’émigré et placé sous scellés, il est racheté par le citoyen Lanchère, marchand de chevaux. En 1804, le maréchal Lannes, duc de Montebello, achète à son tour le domaine et y apporte quelques aménagements. Il y reçoit de fréquentes visites de l’empereur Napoléon Ier. En 1818 le banquier Jacques Laffitte rachète le domaine, morcelle et lotit le grand parc, et fait démolir les écuries. De 1850 à 1904, les différents propriétaires qui se succèdent à Maisons en amoindrissent le parc. En l’acquérant en 1905, l’Etat a sauvé un chef-d’œuvre de l’architecture classique française qui vit passer en ses murs rois et princes, empereurs et maréchaux, mais aussi écrivains et penseurs tels Voltaire ou encore Diderot.
Dès son achèvement en 1651, le château de Maisons fut considéré comme un modèle. François Mansart y réussissait à la fois à établir le bilan de l’art de bâtir et à fixer les grands principes de la demeure française. Savant et architecte lui-même, son contemporain Claude Perrault affirmait que Maisons était “d’une beauté si singulière qu’il n’est pas d’étranger curieux qui ne l’aille voir comme l’une des plus belles choses que nous ayions en France”. Remarquable par l’unité de son corps de bâtiment d’où les ailes traditionnelles ont disparu, Maisons exprime de façon parfaite l’esprit de son temps, préfigure l’art classique français, annonce Versailles. Situé au bord de la Seine mais tourné vers la forêt de Saint-Germain-en-Laye, le château de Maisons, conçu pour recevoir le roi après la chasse, se présentait comme la pièce maîtresse d’une composition géométrique axée sur une immense perspective. Bien qu’amputé de ses deux parcs (le petit de 33 ha et le grand de 300 ha) et de ses dépendances, Maisons participe encore à ce monde de formes créées pour la plus pure satisfaction de l’esprit.
Chateau de Blandy-les-Tours
Le château de Blandy-les-Tours est l’un des derniers témoins d’architecture militaire médiévale d’Île-de-France. Découvertes fortuites et fouilles ...
archéologiques ont révélé l’existence d’une vaste nécropole mérovingienne, remontant aux VIIe-VIIIe siècles, qui s’étendait à l’emplacement du premier manoir édifié par les vicomtes de Melun au début du XIIIe siècle. Cette première place forte, en position avancée face à la Champagne, protégeait le domaine royal et Paris, sa capitale, des visées belliqueuses du comte de Champagne, puissant vassal. En 1316, Jean Ier de Melun épousa Jeanne de Tancarville, héritière d’une grande famille normande, proche des Capétiens. Quelques temps plus tard, alors que débutait en 1337 la guerre de Cent Ans, les Melun-Tancarville renforcèrent considérablement les fortifications de leur manoir pour se prémunir des pillages.
Grâce à l’aide financière des rois Charles V et Charles VI, d’importantes constructions furent engagées et l’enceinte primitive renforcée, transformant le manoir en véritable château fort. Une nouvelle porte fortifiée commandée par un pont-levis fut construite et l’enceinte, étendue vers le sud, fut dotée de trois nouvelles tours : la tour des gardes, la tour des archives et le donjon. Plus massives et plus hautes que les précédentes, ces tours défensives furent également conçues pour être des lieux d’habitation. Un grand corps de logis fut aussi bâti à cette époque dans la cours du château.
Après la guerre de Cent ans, le château devint purement résidentiel. Les grandes familles du royaume qui s’y succédèrent s’employèrent à aménager les lieux selon le goût de l’époque : le logis médiéval nouvellement décoré fut prolongé par deux pavillons puis par une grande galerie à étage jusqu’à la courtine. Un jeu de paume et un jardin d’agrément prirent place dans la cour du château.
En 1707, le Maréchal de Villars, propriétaire du château voisin de Vaux-le-Vicomte, fit l’acquisition du château de Blandy qu’il décida de convertir en ferme ! Les toitures des tours furent démontées et vendues, les bâtiments réaffectés à une vocation agricole.
En 1764, le fils du maréchal de Villars vendit l’ensemble de la terre de Vaux, dont les ruines de Blandy-les-Tours, au duc de Choiseul-Praslin, ministre de Louis XV. Le château resta propriété de cette famille jusqu’en 1883, date à laquelle le maire de Blandy l’acheta pour en faire don à sa commune. Quelques années plus tard, en 1889, le château fut classé monument historique.
Au cours des années 1970-80, la commune et des équipes de bénévoles commencèrent à freiner le processus de destruction en dégageant l’édifice envahi par la végétation et en procédant à quelques interventions de restauration ponctuelles. En 1992, le château fut cédé par la commune au Conseil général de Seine-et-Marne. Après plusieurs phases de travaux et de fouilles archéologiques, le château a réouvert ses portes au public à l'automne 2007.
Chapelle de l'Hôtel-Dieu de Dourdan
L’hôtel-Dieu est une fondation religieuse du haut Moyen Age. Seules les villes d’une certaine importance se dotent de bâtiments refuges des pauvres et des pèlerins. Ces ...
institutions s’inscrivent dans le cadre de l’action charitable de l’Église et contribuent aux œuvres de miséricorde. Les soins du corps sont cependant limités. La maladie est perçue comme la conséquence des péchés commis, la guérison du corps appelle donc la purification de l’âme. Les salles des malades sont toujours à proximité de la chapelle. Les hôtels-Dieu reçoivent de l’évêque une dot immobilière afin d’assurer l’autonomie financière des établissements, administrés par les clercs. Le financement repose sur les bénéfices des biens, la perception de la dîme, et certaines donations.
Toutefois, dès le XVIe siècle, l’autorité publique intervient de plus en plus dans les questions d’assistance. Avec la création par Louis XIV de l’Hôpital Général de Paris en 1656, certains hôtels-Dieu, tout en poursuivant leurs actions charitables, se transforment en lieux d’enfermement. Les pauvres et les mendiants sont mis au travail pour sauver leurs âmes. À la Révolution Française, les hôtels-Dieu deviennent maisons d’humanité. Si les religieux ne siègent plus au conseil d’administration, les sœurs soignantes restent cependant en fonction. L’État confisque tous les biens et reconnaît l’assistance comme un devoir. En plus des soins, l’enseignement médical y est désormais dispensé. La révolution des savants l’emporte sur celle des philanthropes. On passe d’une médecine intuitive et mystique à une analyse scientifique de la maladie, ouvrant la voie à l’hôpital moderne. L’exposition retrace l’histoire des hôtels-Dieu du Sud-Essonne : Dourdan, Étampes et Milly-la-Forêt, trois villes où se trouvaient dès le Moyen Age d’importants lieux d’accueil destinés aux pauvres et aux malades.
À Dourdan, l'hôtel-Dieu est construit dès le XIIIe siècle grâce à la volonté royale. Situé au cœur de la ville, ce corps de logis comprenant une chapelle sert de lieu d'accueil. Le vieil édifice médiéval fait place, entre 1766 et 1770, à un nouveau bâtiment édifié par l'architecte Petit suivant le modèle d'un hôtel particulier entre cour et jardin. Des travaux d'agrandissement ont lieu successivement au XIXe et XXe siècles jusqu’au déplacement de l'hôpital en 1970 en périphérie de la ville.
Grâce à l’accueil du Centre des Monuments Nationaux - Château de Maisons
Grâce à l’accueil du Château de Blandy-les-Tours, Conseil Général de Seine-et-Marne
Grâce à l’accueil de la ville et de l’hôpital public de Dourdan
Autour du concert
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