"L’Appel du Levant" - Concert-lecture (Gibran, Chopin, Ravel, El Bacha)
Création
Abdel Rahman el Bacha, piano - Robin Renucci, lecture (remplace Michael Lonsdale, empêché)
Dimanche 23 septembre 2012 à 16h30
Abbaye des Vaux de Cernay, Cernay-la-Ville (78720)
Distribution
Abdel Rahman el Bacha piano
Robin Renucci, lecture (remplace Michael Lonsdale, empêché)
Programme
Concert-lecture
Frédéric Chopin Prélude en ut dièse mineur Op. 45, Impromptu en sol bémol majeur Op. 51
Maurice Ravel Oiseaux tristes, La vallée des cloches, Prélude, Menuet sur le nom de Haydn, Ondine
Abdel Rahman El Bacha Romance, Marie, Prélude oriental, Mesto I et II
Poésies et correspondance de Khalil Gibran
Textes adaptés par Eudes Labrusse
Depuis la lointaine Amérique où ...
lire la suitePrésentation
Khalil Gibran, l’auteur du Prophète, est surtout connu pour être un poète porteur d’une parole du sacré, méditative et messianique. Mais il est aussi poète de l’exil.
Né à Bécharré, au Liban, à la fin du XIXe siècle, il quitte dès l’enfance sa terre natale. Il n’y reviendra que pour un court séjour à l’adolescence, demeurant ensuite aux Etats-Unis jusqu’à sa mort, en 1931. Tiraillée entre deux langues, l’anglais et l’arabe, deux mondes, l’Orient et l’Occident, son œuvre est empreinte de la nostalgie de cette terre aux cèdres sacrés, pour laquelle il se découvre à distance une passion poignante. Le poète est selon Gibran exilé sur cette terre, étranger dans ce monde, voué à n’être pas compris par les autres... C’est cette “poésie en exil” que ce concert-lecture fera entendre par des extraits de son œuvre littéraire et de lettres écrites à ses amis pendant trente années passées loin du Liban.
Riche d’une double culture franco-libanaise, le pianiste Abdel Rahman El Bacha magnifie les mots de Gibran, d’une puissance et d’une fraîcheur si singulières. En écho aux pièces “miroirs” de Ravel ou à celles de cet autre déraciné que fut Frédéric Chopin, il dessine avec ses propres compositions le paysage intime d’un homme partagé qui construit avec discernement un pont entre deux rives, deux cultures qui se répondent sous le regard du poète.
Le lieu
Abbaye des Vaux de Cernay
Au début du XIIe siècle, les moines de l’abbaye de Savigny s’implantent sur un terrain marécageux et inhospitalier. Ils le défrichent et creusent des canaux. ...
Protégés et soutenus par le roi Louis VII le Jeune (1137-1180), les moines érigent les premiers bâtiments en pierre et plantent les fondations du chœur et du transept de l’église. Le rapprochement de leur ordre avec celui de Cîteaux intervient en 1147, un événement qui donne à l’abbaye une vitalité inconnue jusqu’alors. L’abbaye soutenue par le Pape et l’évêque de Paris va prospérer au rythme de l’ordre de Cîteaux. Pendant la seconde moitié du XIIe siècle, l’église et les bâtiments abbatiaux autour du cloître, sont achevés, tandis que des fermes, granges, moulins, pressoirs sont construits pour l’exploitation des terres. En 1235, les moines des Vaux placent à leur tête l’abbé Thibaut de Marly (futur saint Thibaut). Foyer intense de vie spirituelle richement dotée d’un point de vue temporel, spécialement protégée par les rois de France, l’abbaye est l’une des plus importantes de l’ordre. Pour faire face à l’afflux massif des moines, les bâtiments conventuels sont agrandis et on construit un nouveau dortoir. Au XIVe siècle les activités de l’abbaye ralentissent : le pays est ravagé par les guerres et les fléaux de toutes sortes. Faute de moyens, les bâtiments sont laissés à l’abandon.
Le rétablissement de l’austérité ancienne est décidé en 1624, à la première assemblée du chapitre général du nouvel ordre cistercien réformé. Les bâtiments sont restaurés et des cellules aménagées dans le grand dortoir commun. C’est l’époque de la “Stricte Observance”.
Pillée à la Révolution et au début du XIXe siècle, l’Abbaye des Vaux de Cernay passe aux mains de la famille de Rothschild en 1873 qui reconstitue l’ancien domaine de 3 000 ha et assure la conservation des bâtiments pouvant encore être sauvés. Au début de la seconde guerre mondiale, les Rothschild confient la charge de la garde des Vaux des Cernay à Monsieur Amiot, important industriel, constructeur d’avions, qui la préserve de la destruction et des pillages. A sa disparition, le domaine est vendu au groupe “Les Hôtels Particuliers” créé en 1969 qui a pour but de sauver de l’abandon des demeures privées, inscrites à l’inventaire des monuments historiques ou classées. La création d’un hôtel dans ce lieu exceptionnel a demandé d’importants travaux, dont la règle a été de respecter l’esprit et l’architecture du monument.
Grâce à l’accueil de l’Abbaye des Vaux de Cernay (Propriété du Groupe Savry Les Hôtels particuliers)
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