Vous êtes sur la page d'un concert de l'édition 2013

Les autres concerts de l'édition 2013:

samedi

12 octobre

20h30

Docteur Jekyll & Mr Hyde

Sébastien Tellier

Création

invite TONY ALLEN

CAROLINE VILLAIN

et l'orchestre de chambre

MUSIQUES EN SEINE

1ère partie : Benjamin Clementine

Distribution

Sébastien Tellier

invite

Tony Allen, batterie

Caroline Villain, soprano

Musiques en Seine, orchestre de chambre

Emmanuel d'Orlando, direction orchestre 

1ère partie :

Benjamin Clementine

Programme

Sébastien Tellier présente son nouvel album "Confection" 
et revisite ses classiques avec un orchestre à cordes

Présentation

Une première et un rêve exaucé : Sébastien Tellier présente son nouvel album « Confection » en public, orchestre à l’appui. En piano solo, la voix remarquable de Benjamin Clementine chante les empêchements à parvenir jusque l’âme sœur.

Sébastien Tellier a le don de se trouver toujours ailleurs de l’endroit où on l’imagine. A tel point qu’il est impossible de spéculer sur la suite qu’il pourrait donner à sa discographie. Un type capable de faire le constat qu’autour de lui tout est politique (Politics, 2004), puis de reconnaître que seul le sexe l’intéresse (Sexuality, 2008), juste avant de prôner un monde merveilleux et plus doux dont il serait la Maman (My God Is Blue, 2012) est pour le moins insaisissable. Est-il pour autant insondable ? Reconnaissons-lui, au contraire, de belles dispositions à l’épanchement et à la confidence. Jusqu’à révéler un rêve de gamin : jouer un jour avec un grand orchestre. A l’invitation du Festival d’Ile de France, et pour la première fois de sa carrière, Sébastien Tellier se produira à La Cigale accompagné d’un orchestre de cordes, en compagnie du batteur Tony Allen – pionnier de l’afro-beat auprès de Fela Kuti. Un pur fantasme de musique où sera donné l’intégralité de Confection – album instrumental à l’exception d’une chanson, à paraître sur le label Record Makers le 15 octobre – et le meilleur de ses disques précédents, revisité avec des orchestrations inédites. Confection est pareil à la bande originale d’un film dont l’auditeur inventera les images. Les violons, violoncelles, flûtes et clarinettes donnent un indice : Sébastien Tellier nous conduit sur le vaste territoire de son romantisme intime, à la fois secret et flamboyant.

L’histoire se répète, mais elle est belle. A la suite de Keziah Jones et de quelques autres, Benjamin Clementine - 24 ans, de nationalité anglaise - a fait ses classes en chantant des reprises dans le métro parisien. Sur la ligne 2, le beau garçon dont les origines sont mêlées – des ancêtres du Ghana, d’Angola, du Liberia et de Chine – s’accompagne d’une simple guitare, et tape à l’envi dans le répertoire de Bob Marley. Quelques mois plus tard, en avril de cette année, c’est au piano, dans le très cosy Carmen du 9ème arrondissement, que Benjamin Clementine se dévoile au public en disciple de Nina Simone, voire en continuateur d’Antony And The Johnsons et de Terry Callier. Quelle voix ! Sur des arpèges enflammés, la révélation de l’année chante le combat du sentiment amoureux contre la prose des circonstances, à gorge déployée. Entre deux compositions passe une reprise de Nina Simone – dont Ain’t Got No – ou bien Benjamin Clementine, séducteur comme pas deux, fait son entertainer. Est-il acteur, est-il musicien ? Du rire aux larmes, ce chanteur – double - mène son auditoire où bon lui semble. Seul au piano, pour une première dans le bel écrin de La Cigale, le jeune lover va lui aussi donner dans l’intime et dans la confidence. De ces confessions qui ont le don de réduire la distance entre un artiste et le public.