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Distribution

Black Strobe (Fr)

Yan Wagner (Fr - Pschent Music)

Présentation

Noir comme le rock et pulsant comme le disco, Black Strobe réunit des contraires qui produisent les œuvres qui palpitent. D’une voix blanche, Yan Wagner chante l’électro pop en clair-obscur : un pied sur le dancefloor, l’autre dans la mélancolie.

Depuis 1997, Black Strobe est l’endroit où le prodige techno Arnaud Rebotini explore une autre forme d’électro et fait l’expérience de la musique en groupe. Et tout se passe comme si la compagnie des autres stimulait chez le parisien l’instinct du crooner, la voix mâle et une pulsion de performer rock. En solo, sans être formellement cérébral, Arnaud Rebotini interroge du moins sa place dans la sphère électro. En groupe, il s’adonne plus volontiers au lâcher prise. Une aventure tour à tour Electronic Body Music (EBM), électro-clash puis, si l’on peut dire, électro bluesy/boogie, jalonnée de concerts et de titres marquants : Me And Madonna (2002) ; Deceive/Play (2005) ; I’m A Man (2007) ; Boogie In Zero Gravity (2012) et The Girl From The Bayou (2013). Les deux derniers maxis offrent des indices sur l’album de Black Strobe à paraître. Arnaud Rebotini, Benjamin Beaulieu et Mathieu Zub voyagent sans laptop, visitent le sud des Etats-Unis et nourrissent un fantasme de boogie au goût du jour. Où l’on se rappelle que le genre a un pied dans le rock’n’roll et un autre dans le disco.

Que Rebotini ait produit le premier album de Yan Wagner en dit long sur les affinités qui lient le pionnier de la techno et ce nouveau venu franco-américain. Il paraitrait qu’ils peuvent discuter des heures durant de Underground Resistance, de Herbie Handcock ou de Tangerine Dream. Quoi de commun entre Black Strobe et le douze titres Forty Eight Hours ? Une envie de chant sur une base techno, une voix grave, une passion pour le krautrock, une autre pour le disco. Mais attention ! Pas la musique disco de Philadelphie : l’italo disco, « sauf quand le chant arrive », précise Yan Wagner, qui se serait bien vu, un temps, pianiste de bar. Mais un penchant pour les machines et Exit Planet Dust (1995) des Chemical Brothers sont passés par là, lui glissant à l’oreille qu’il était possible de concilier production électro et rêves de chansons pop, voix d’un outre-monde et paillettes disco. Après tout, en son temps, la new-wave avait montré la voie, en noir et blanc, d’un expressionnisme moderne.

En collaboration avec La Gaîté lyrique