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vendredi

20 septembre

20h30

Yaron Herman
La Fureur d’Aimer - Festival d'Ile de France - Droits réservésLa Fureur d’Aimer - Festival d'Ile de France - Crédit Charlélie MarangéLa Fureur d’Aimer - Festival d'Ile de France - Crédit Charlélie MarangéLa Fureur d’Aimer - Festival d'Ile de France - Crédit Charlélie Marangé

Distribution

Solistes XXI, Ensemble vocal et instrumental

Marie Albert, soprano

Raphaële Kennedy, soprano

Sarah Dewald, mezzo soprano

Vincent Lièvre-Picard, ténor

Howard Shelton, ténor

Vincent Bouchot, baryton

Marc Busnel, basse

Christine Plubeau, viole de gambe

Gilles Harlé, orgue positif

Rachid Safir, direction musicale

Programme

La Fureur d'Aimer - création d'Edith Canat de Chizy

Composition à partir des Poèmes spirituels d’Hadewijch d'Anvers mise en regard avec des œuvres de Hildegard von Bingen, Klaus Huber, Cristóbal de Morales et Claudio Monteverdi

Présentation

La nouvelle création d’Edith Canat de Chizy, inspirée par les fulgurances de la poésie mystique d’Hadewijch d’Anvers, s‘élève sous les voûtes du collège des Bernardins, portée par l’ensemble des Solistes XXI dirigés par Rachid Safir.

Une femme, compositrice du XXIe siècle, Edith Canat de Chizy, se fait exégète musicale d’une mystique du XIIIe siècle : Hadewijch d’Anvers. Poétesse flamande dont la vie reste très mystérieuse, celle-ci fut l’une de ces béguines vivant dans une communauté féminine, vouée à la prière et la contemplation, volontairement en marge d’une église trop souvent oublieuse de ses valeurs premières. Un parcours spirituel singulier dont rendent compte ses écrits où Dieu, cet autre âprement désiré, est partout présent en une foi fiévreuse, hors de toute rhétorique théologique. L’univers contemplatif d’Hadewijch ressemble plus à une mer déchaînée qu’à un long fleuve tranquille. N’écrivait-elle pas : « Vous avez trop peu souci de I'Amour qui me possède, dont j’éprouve si terriblement l’étreinte et la violence. Mon cœur, mon âme, mes sens ne reposent ni jour ni nuit, pas une heure : cette flamme ne cesse de brûler dans la moëlle de mon être ».

Les textes, issus des « Poèmes spirituels » d’Hadewijch d’Anvers seront chantés ou dits par sept solistes, pouvant être également distribués en soli, duo, trio, quatuor. Pour en rendre compte, Edith Canat de Chizy tisse son propos musical en le confrontant à celui d’autres compositeurs. Cette musique d’aujourd’hui fera ainsi écho aux compositions d’Hildegard von Bingen, l’incontournable abbesse visionnaire et compositrice du XII° siècle, de Klaus Huber, compositeur suisse contemporain dont l’œuvre fait souvent référence aux traditions d'écriture de la Renaissance et du Moyen Âge, de Cristóbal de Morales, compositeur espagnol de musique sacrée de la Renaissance, et enfin de Claudio Monteverdi qui se situe quant à lui à la frontière de la Renaissance et de la musique baroque Pour interpréter cette œuvre s’imposait l’évidence d’artistes rompus à la maîtrise de différents styles, comme l’Ensemble Solistes XXI : une formation constituée de chanteurs aux sensibilités stylistiques multiples que son créateur et animateur Rachid Safir a voulu virtuose du répertoire de la polyphonie vocale de la Renaissance à nos jours.

En collaboration avec le Collège des Bernardins