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samedi

7 septembre

20h

Yaron Herman

La Nuit des Griots

création

Ballake Sissoko

Kassé Mady Diabaté, Babani Koné, Bassekou Kouyaté, Tata Diabaté

Distribution

Ballaké Sissoko, kora

Ballaké Sissoko défend la mélodie comme mode de narration, trame essentielle d’une réflexion prodigue en conseils. Né en 1968 à Bamako, il intègre en 1981 le prestigieux Ensemble Instrumental du Mali, fondé par son père, Djelimady Sissoko. Au début de sa carrière, Ballaké anime mariages et baptêmes, puis il accompagne les chanteuses Kandja Kouyaté et Amy Koita. Bientôt, son jeu novateur le pousse à faire de la kora un instrument ouvert, propice au dialogue. Avec Toumani Diabate, il enregistre New Ancient Strings en 1999, un disque qui fait date dans l’histoire de la kora. En quête de nouveaux territoires, il s’aventure ensuite sur d’audacieux duos : avec le pianiste italien Ludovico Einaudi, les Iraniens du Trio Chemirani ou le violoncelliste Vincent Ségal. At peace, sorti en 2012 sur le label No Format confirme son talent exceptionnel de mélodiste et un sens rare de l’humilité.

accompagné de Moussa Diabaté, guitare
Oumar Niang, guitare,
Fassery Diabaté, balafon, n'goni bâ,
NN, percussions

invite

Kassé Mady Diabaté, chant

« Kassé mady », « pleure Mady » tient ce surnom de ce grand père, lui même chanteur à la voix d’or, dont un chant pouvait émouvoir l’assistance aux larmes. Diabaté, il est dépositaire d’une tradition qui remonte au XIIIè siècle : l’un de ses lointains ancêtres a combattu aux côtés du guerrier Soundjata Keïta, fondateur de l’empire mandingue. Dépositaire de cette tradition, la voix de Kassé Mady Diabate, n’en est pas moins en elle-même légendaire : chanteur des Maravillas de Mali, sous la direction de Boncana Maïga, il commença par chanter un répertoire afro-cubain, avant d’être nommé chanteur de l’Orchestre Badema National dans les années 70. Kassé Mady est l’une des plus grandes voix du Mali actuel, trop peu connue au niveau international.

Babani Kone, chant

Depuis le début des années 80, Babani Koné est la star des mariages, des baptêmes et des sumu, ces fêtes familiales traditionnelles. Née à la fin des années 60 à Ségou, Babani Koné a grandi auprès de sa grand-mère, une célèbre djéli, qui animait les cérémonies de la région. La petite fille apprend très vite à ses côtés et emprunte la voie royale des artistes maliens: les biennales artistiques et culturelles, qui font d’elle une artiste incontournable. Au Mali, c’est une véritable star, et lorsqu’elle se produit à l’étranger, c’est plus souvent invitée par la diaspora, que pour se produire sur des scènes internationales … En 2008, elle reçoit le Tamani de la meilleure artiste féminine du Mali, soit la plus haute distinction de la musique malienne.

 

Bassekou Kouyaté, n'goni

Issu de la grande lignée des griots de Ségou, Bassékou Kouyaté a hérité du ngoni de son père et de son grand-père, et de toutes les générations qui les ont précédé. Fort de cette illustre parenté, il a accompagné les plus grands : le joueur de kora Toumani Diabaté (avec qui il a enregistré neuf albums), le balafoniste Kélétigui Diabaté, le bluesman américain Taj Mahal ou l’immense Ali Farka Touré. Bassékou Kouyaté a aussi marqué de sa personnalité l’histoire du ngoni, dont il a fait un instrument solo, alors qu’il était depuis toujours cantonné à l’accompagnement. Depuis 2006, le ngoni hero illumine de sa présence les scènes du monde entier et mène une carrière solo avec éclat.

Tata Diabaté, chant

Présentation

Voix singulière, à la fois conseiller, médiateur, historien, conteur et musicien, le djéli, ou griot, tient une place à part dans les sociétés d’Afrique de l’Ouest. Pour cette création, le virtuose de la kora, Ballaké Sissoko, s’entoure de fiers représentants de la grande tradition mandingue.

Les artistes de cette nuit savent remonter le temps jusqu’à l’aube du monde, ou presque ! Ils incarnent la grande histoire de l’empire du Mandé, fondé au XIIIème siècle par Soundjata Keïta et dont l’organisation culturelle, sociale et politique a traversé les siècles. A la demande du festival d’Ile de France, le joueur de kora Ballaké Sissoko rassemble autour de lui un plateau griotique d’exception. La chanteuse Babani Koné et le ngoni hero Bassékou Kouyaté, l’immense voix malinké Kassé Mady Diabaté ou la jeune chanteuse Tata Diabaté sont les dépositaires d’une longue tradition vocale ou instrumentale. Artistes talentueux, ils ont su faire fructifier cet héritage et sont reconnus sur les scènes internationales et adulés au Mali, en Guinée et au Sénégal. En effet, encore aujourd’hui, le djeli reste en effet le pivot des sociétés mandingues d’Afrique de l’ouest. Il maîtrise l’art de la musique et de la parole, deux vertus cardinales qui le font tour à tour historien, conteur, généalogiste ou médiateur. A travers ses louanges, il crée l’identité sociale de chaque individu, en le rattachant à la mémoire de sa famille et de sa région. Il noue et dénoue les parentés et les conflits, accompagne les grands moments de la vie d’une famille.

Cette soirée malienne, Ballaké Sissoko l’a ainsi imaginée entre le concert et le sumu, une cérémonie traditionnelle qui honore un événement heureux (mariage, baptême, voyage…). Et quel sumu ! Très rares seraient les occasions d’assister à un tel all stars griotique… Ainsi, les artistes resteront tous en scène sans qu’existe la notion de soliste : chacun pourra la parole, qu’il soit instrumentiste ou chanteur, afin de faire revivre la longue histoire de l’empire du Mandé. Lors de cette nuit au temps suspendu, les chroniques d’actualité et les proverbes s’offriront en notes, silences et en musique, pour peindre le passé, croquer le présent et esquisser le futur de la société malienne.