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dimanche

15 septembre

11h

Yaron Herman

Lettres à Théo - Vincent Van Gogh

Concert-Lecture

Shunsuke Kimura - Etsuro Ono - Jérôme Imard

Distribution

Shunsuke Kimura, Tsugaru shamisen (luth à trois cordes) et fue (flûtes)

Etsuro Ono, Tsugaru shamisen

Jérôme Imard, Lecture

Texte adapté par Charlotte Latigrat    

Programme

Extraits de la correspondance de Vincent Van Gogh avec son frère Théo

Musique traditionnelle du nord du Japon et improvisations

Présentation

La vie de Van Gogh fut un voyage. Une errance, de sa Hollande natale jusqu’à Auvers-sur-Oise où il mourut. Un cheminement qui part des œuvres sombres des débuts à l’obsession explosive de la couleur des œuvres ultimes. Un voyage imaginaire enfin, à travers le rêve d’un Japon qui ne cessa de l’habiter, nourri exclusivement de paysages d’estampes, particulièrement celles du peintre Hiroshige. Quand on lit la correspondance qu’il entretenu dix-huit ans durant avec son frère Théo, l’on suit mot à mot les espoirs et désespoirs de Van Gogh, les méandres douloureux de ses aspirations créatrices et ses états intérieurs. Théo, l’indispensable alter ego, toujours condamné à faire défaut à une demande absolue impossible à satisfaire.

Proposer une lecture de cette correspondance, à Auvers-sur-Oise, avec un paysage musical colorié par le tsugaru-shamisen (luth à trois cordes) d’Etsuro Ono et la flûte shinobue de Shunsuke Kimura, c’est imaginer une saisissante synthèse de toutes les lignes de force de la vie et de la peinture de Vincent Van Gogh. La musique de ce duo japonais, deux virtuoses reconnus, est porteuse d’une tradition orale dont le style Tsugaru qui fut, dit-on, véhiculé par des musiciens aveugles gagnant leur pitance en jouant de foyer en foyer. Venus du Japon, l’art de ce duo est également influencé par le blues et la soul américaine.

Cet univers musical est donc parfaitement indiqué à porter les aspirations et contradictions de Van Gogh : par ses chromatismes stridents et ses rythmes frénétiques, il traduit à merveille l’ivresse colorée, la végétation convulsée, les soleils éblouissants des paysages peints par Van Gogh à Arles ou à Auvers-sur-Oise. Un univers en écho à celui des peintres japonais qui lui permirent d’échapper aux rigueurs du néo-impressionnisme.

Petit-déjeuner à 10h15

Concert-lecture à 11h

Présentation du lieu à l’issue du concert

Grâce à l’accueil de la famille Raskin descendant du peintre Daubigny


En collaboration avec la ville d’Auvers-sur-Oise

Avec le soutien de la Fondation Franco Japonaise Sasakawa