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Les chants du nouveau monde

Création

Musique des cathédrales d’Amérique latine et chants traditionnels des confréries dominicaines

La Grande Chapelle, Grupo de Palos de Mandinga

Distribution

LA GRANDE CHAPELLE

Ensemble vocal et instrumental

Albert Recasens, direction

María Eugenia Boix, soprano
Lina Marcela López, soprano
David Sagastume, contraténor
Francisco Fernández-Rueda, ténor
David Hernández Anfruns, ténor
Elías Benito Arranz, baryton-basse
Silke Gwendolyn Schulze, Ann Allen et Nicolas André, dulcianes, chalémies, bombardes
Sara Ruiz, viole de gambe
Charles-Edouard Fantin, guitare / théorbe 
Sara Agueda, harpe espagnole
Marc Clos, percussion

GRUPO DE PALOS DE MANDINGA, DE SANTO DOMINGO ESTE

Confrérie afro-caribéenne de République Dominicaine

Edis Sánchez, coordonnateur général
Jose Evangelista Salas, directeur et chanteur
Agustin del Rosario, guira, chœur
Pascual Graciano, congo, chœur
Mario Isabel, batterie, chœur
Minier Cleto, percussion, chœur
Eddy Ubaldo, maracas, chœur
Esteban Brazoban, guira, chœur
Adela Lara, chant, maracas, chœur

Programme

Chants des confréries traditionnelles et des cathédrales d’Amérique Latine

Répertoire baroque latino-américain : villancicos de guineos, antiennes, motets, répons de Gaspar FernandesJuan Gutiérrez de Padilla, Antonio de Salazar, Juan de Araujo, Tomás de Torrejón y Velasco...

Chants traditionnels : prières à la Vierge et aux Saints, chants funéraires 

Présentation

Ce concert est une rencontre inédite, un voyage vers la mythique île d’Hispaniola, aujourd’hui partiellement République Dominicaine. Point de convergence entre les cultures, elle est la terre où fut construite la première cathédrale du Nouveau Monde, et celle de communautés africaines ayant préservé leurs langues et leurs musiques au sein de confréries ou hermandades. À leurs chants dévotionnels répondent ici les villancicos, forme plus tard interdite par l’Église.

Le villancico est le genre le plus cultivé de la musique baroque espagnole. Dérivé des formes de danse médiévales et traitant de sujets rustiques et amoureux dans ses origines, il devient à partir de la fin du XVIe siècle un genre dévotionnel chanté dans les cathédrales, couvents et églises.

Ceux dits de negros ou guineos connaissent un succès certain et contiennent des éléments du langage et du style musical des populations africaines. C’est l’introduction de plus en plus fréquente d'éléments populaires voire théâtraux qui conduit l’Église à les considérer comme une distraction à la dévotion et à les condamner en 1751.

Aux chanteurs et musiciens de la Grande Chapelle répondent les membres du Grupo de Palos de Mandinga de Saint-Domingue. Leurs chants, accompagnés des longs tambours, célèbrent les fêtes des Saints et revêtent une importance particulière dans les rites funéraires.

Une soirée où chacun se découvre et se définit dans son rapport à l’autre, dans un dialogue enlevé et réinventé.

Avec le soutien de la ville de Vincennes.

Avec le soutien de la Délégation Permanente de la République Dominicaine auprès de l'Unesco.