[QUE TAL] RENCONTRE AVEC LA-33

Que Tal

Publié le 28/08/2014 à 19:11

Attention, danger !

Tout droit venue de Bogotá, voici l’une des formations salseras les plus excitantes de ces dernières années. Nourris au latin-jazz, au mambo, au boogaloo et à la salsa dura new-yorkaise des années 70, les treize musiciens de La 33 mettent littéralement le feu aux poudres à chacune de leurs prestations. Sur scène, piano, basse, congas, timbales et cuivres s’entrechoquent dans une furia de rythmes et de mélodies qui emporte le public dès les premières mesures. Entre compositions personnelles et reprises délicieusement décalées, comme leurs fameuses versions du Roxanne de Police ou du Pink panther theme d’Henri Mancini, La 33 fait l’unanimité.

Muy, muy, muy caliente !

Retrouvez les à la journée consacrée à la Colombie au domaine de Villarceaux le 7 septembre prochain.

La-33 © Olivier Hoffschir

 

La-33 est née il y a environ une douzaine d’années dans le quartier Teusaquillo à Bogotá. En quoi ce lieu fut-il si important dans la genèse du groupe ?

La 33 est une rue très importante pour nous. C’est le lieu où, il y a environ 13 ans, est né l’orchestre. C’était dans une vieille maison, un ancien couvent du quartier de Teusaquillo que ma mère avait acheté. Nous y avions une chambre pour répéter. Avec le temps, ce lieu est devenu une salle de répétition prisée par les grands groupes de Bogotá et de la Colombie toute entière. Un vrai centre de création musicale !

À l’instar d’une nouvelle génération de musiciens salseros, comme l’Orquesta el Macabeo ou Bio Ritmo, vous croisez la salsa dura new-yorkaise des années 70 avec de nombreuses influences, dont le jazz et le boogaloo, et une façon de jouer très frontale, quasi rock’n roll...

Oui, dans notre musique nous essayons de garder les racines de la salsa vieja, salsa dura des années 70, la salsa de New York et de Puerto Rico, tout en apportant notre petite touche personnelle qui est la partie rock. On le ressent bien dans nos concerts et dans notre façon d'appréhender la musique. Notre première influence, c’est le rock, puis vient la salsa. Et la fusion des deux, c’est La-33 !

L’un de vos péchés mignons, ce sont les reprises. Après Roxanne, My favourite things et le thème de la panthère rose, Pantera mambo, à quel morceau allez-vous vous attaquer ?

Nous aimons faire des reprises. Dans la dernière tournée, nous avons fait un hommage à Bob Marley avec une reprise de War, mais en y ajoutant des passages de Get up stand up et d’Exodus. Nous sommes très fans de Bob Marley ! En ce moment, on travaille sur de nouvelles reprises pour notre prochain disque, mais on ne peut pas en dire plus...

En studio, vous travaillez depuis quelques années avec Richard Blair, bien connu des aficionados de nueva cumbia sous le nom de Sidestepper. Quel a été son apport à votre musique ?

Richard Blair a surtout travaillé dans la production du 4e disque. Il nous a beaucoup apporté lors de l’enregistrement, qui a été un moment aussi magique qu’amusant. C’est lui qui a eu l’idée de nous réunir pour enregistrer. Il a mixé le disque et lui a donné un son très singulier. Il a également apporté de très bonnes idées sur plusieurs chansons.

Vous êtes également la coqueluche des festivals. Vous avez clôturé l’édition 2013 de Tempo Latino et l’édition 2014 de Rio Loco, deux des plus gros festivals latinos en France. Une sacrée reconnaissance, non ?

Oui, carrément ! L’accueil en France a toujours été incroyable. Nous avons joué trois fois à Tempo Latino, un très bon festival. Cette année nous avons joué à Rio Loco, c’était une vraie folie ! Il y a une relation d’amour entre le public français et La-33. Pourvu que cette passion continue !

Avez-vous une anecdote, un souvenir de concert qui vous tient particulièrement à cœur ?

J’ai un excellent souvenir de notre dernier concert à Tempo Latino. Nous avons fait notre entrée sur scène en passant au beau milieu du public. Les gens nous ont fait un couloir jusqu’à la scène et tout le monde chantait et nous acclamait. C’était très beau !

Que pensez-vous du public parisien ?

Le public parisien est explosif et joyeux, il est très réceptif à notre musique et à ce que nous proposons sur scène.

Vous serez en concert le 7 septembre prochain au domaine de Villarceaux dans le cadre du Festival d’Ile de France. Que nous avez-vous préparé ?

Nous préparons pour ce show un répertoire plein de force, d’énergie et d’amour ! Nous avons très envie de rencontrer de nouveau le public français.

Quels sont vos prochains projets ?

En septembre, notre tournée en France et en Espagne. Et nous commençons déjà à travailler sur notre 5e disque. Nous en sommes au tout début, à la phase de brainstorming !

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